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EN RÉSUMÉ

  • Un nouveau variant, plus contagieux et échappant à notre immunité, prend de l’ampleur au Québec. Une hausse des cas est à prévoir, mais les spécialistes ne s’attendent pas à une vague aussi forte qu’en 2020.
  • Afin de bénéficier d’une protection accrue et renouvelée contre les nouveaux variants, le CCNI suggère à tous les Canadiens de recevoir une dose de rappel avec le nouveau vaccin contre la COVID-19 qui sera disponible cet automne;
  • La vaccination est disponible et suggérée pour tous, même pour les enfants de 6 mois à 5 ans (recommandation discrétionnaire);
  • Le vaccin contre la grippe (Influenza) pourra être donné en même temps que celui de la COVID, comme c’était le cas l’an dernier;
  • Si vous êtes une personne vulnérable ou si vous êtes un aidant naturel ou que vous avez des gens à risque dans votre entourage, il peut être judicieux de vous faire vacciner et de porter un masque en public;
  • L’idée derrière l’approche syndromique est de prévenir la propagation du virus à notre entourage, quel que soit le type de virus, en établissant une norme sociale.

Vos ressources sur la covid-19 en un seul clic: https://aucoeurdemasante.ca/ressources/covid-19/

Dernière modification : 2023-09-05

OÙ EN SOMMES-NOUS AVEC LE CORONAVIRUS?

La COVID-19 n’est pas terminée.

Nous aurions tous préféré être en mesure de dire le contraire, que cette histoire appartient désormais au passé ! Il faut cependant reconnaître que le virus fera partie de notre quotidien pendant très longtemps.

D’après un sondage récent réalisé par l’Institut National de la Santé Publique du Québec (INSPQ) et rendu public le 8 août 2023, il semble que les préoccupations des québécois à l’égard de la COVID-19 se soient atténuées.

Évidemment, la situation diffère de 2020 et tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut apprendre à vivre avec le virus. Depuis novembre 2022, une approche syndromique (ou approche du « gros bon sens ») a été adoptée par la santé publique afin de simplifier les choses.

Néanmoins, il ne faut pas non plus agir comme si le virus n’existait plus.

Certains se demanderont peut-être pourquoi nous nous intéressons encore au virus de la COVID-19 et pourquoi nous prenons autant de précaution avec ce virus en comparaison avec les autres virus respiratoires comme la grippe. Si on résume rapidement, disons que puisque le virus de la COVID-19 se transmet très facilement, il a le potentiel d’infecter plus de gens et donc de causer plus de complications à l’échelle populationnelle, ce qui mène à un plus grand nombre d’hospitalisations, de décès et aussi à une plus grande pression sur le système de santé. Certaines personnes, en fonction de leur groupe d’âge et de leur état de santé, peuvent être exposées à un risque accru en cas d’infection par la COVID-19. Ce sont là les principales raisons pour lesquelles les gens de la santé publique et l’OMS suggèrent fortement de se faire vacciner, en visant particulièrement les gens vulnérables.

Aussi, la COVID longue est une complication connue du virus, touchant entre 10 à 20% des cas. Bien que les symptômes de la COVID longue peuvent varier en intensité et en durée d’une personne à l’autre, cette statistique n’est  pas à négliger.

Il faut également mentionner que la COVID-19 mute plus facilement et génère donc des variants assez différents du virus de départ, échappant à nos défenses immunitaires, nous rendant donc moins bien outillé pour combattre le virus, même si on a déjà été vacciné.

QUELLE EST LA PROTECTION OBTENUE PAR LA VACCINATION ET L’IMPACT DES NOUVEAUX VARIANTS ?

Le sous-variant Eris (EG.5) a été classé par l’OMS comme variant d’intérêt en août dernier. Il a été surveillé en raison de sa plus grande facilité à se transmettre d’une personne à une autre et aussi parce qu’il peut plus facilement déjouer notre système immunitaire. Au début du mois d’août, il représentait environ 20% des cas au Québec et étant donné ses caractéristiques, il deviendra fort probablement le variant dominant au cours de l’automne.

Rappelons que les symptômes de la COVID peuvent varier un peu d’un variant à l’autre, et surtout d’une personne à une autre, mais en général, ce sont des symptômes de grippe, de rhume ou même de gastroentérite (voir ici pour la liste complète des symptômes possibles). À noter qu’avec les variants qui circulent actuellement, la fièvre semble moins présente. Il ne faut donc pas attendre de faire de la fièvre pour envisager la possibilité que nos symptômes soient dus à la covid-19. Les symptômes dominants (sans s’y limiter) sont la toux, le mal de gorge, les nausées, la grande fatigue, les douleurs musculaires et les céphalées. La perte du goût ou de l’odorat peuvent encore faire partie du tableau.

Actuellement, un autre sous-variant d’Omicron, nommé Ba 2.86, est en circulation, principalement observé dans d’autres pays, bien qu’il ait récemment été aperçu en Colombie-Britannique. Ce sous-variant suscite un intérêt particulier parmi la communauté scientifique et mérite une surveillance attentive en raison de ses 33 mutations génétiques, ce qui le distingue de façon notable d’Omicron. Ces altérations génétiques pourraient potentiellement le rendre moins identifiable par notre système immunitaire, augmentant ainsi sa capacité à nous infecter. Cependant, jusqu’à présent, il ne semble pas présenter un niveau de dangerosité supérieur, et sa prévalence au Canada demeure limitée.

Il y aura donc des hausses de cas. Ça a même déjà commencé. L’OMS a dénoncé au début du mois de septembre une tendance inquiétante des cas de la COVID-19, et Québec notait une augmentation des cas dans les hôpitaux. Ces derniers auraient triplés entre les mois d’août et septembre. Cependant, les cas hospitalisés ne le sont pas tous en raison de la COVID, mais ils le sont souvent pour une autre raison. Cela montre tout de même que les cas sont en augmentation et lorsque c’est le cas, la courbe des complications liées à la CIVID-19 suit quelques semaines après. Mais les spécialistes n’anticipent pas des vagues aussi grandes qu’à l’époque d’Omicron, ni des conséquences aussi sévères pour nos établissements de santé. Ce qui diffère de l’époque d’Omicron, c’est que grâce à l’exposition au virus, même si c’était avec les premiers variants, et avec la vaccination, notre immunité collective est plus grande. Comme les variants sont différents, évidemment, notre système immunitaire est moins efficace à reconnaître le virus et à le combattre, mais offre tout de même une certaine protection par l’entremise d’autres mécanismes de défense. Néanmoins, la vaccination demeure très importante pour nous protéger et éviter les hospitalisations qui pourraient surcharger nos centres hospitaliers.

Certains vaccins seront développés au fil des ans pour tenter de s’adapter aux différents variants qui apparaîtront.

À ce sujet, la santé publique a annoncé qu’un nouveau vaccin contre la COVID-19 sera offert cet automne, probablement vers le mois d’octobre. Ce dernier aura des caractéristiques qui ressemblent beaucoup à Eris (EG.5) et pourra offrir une protection accrue, plus efficace contre les variants qui circulent actuellement, et réactiver notre système immunitaire avec de nouveaux anticorps contre ce virus.

Il faut attendre 6 mois après le dernier vaccin ou après avoir contracté une infection à la COVID-19 avant de s’en prévaloir. (Voir l’entrevue avec Dr Luc Boileau sur TVA Nouvelles)

SE PROTÉGER CONTRE LA COVID-19 ET LIMITER LA PROPAGATION

Des tests de dépistage sont encore disponibles gratuitement dans les centres de vaccination et les centres de dépistage. Les pharmacies continuent aussi à en vendre au comptoir. De plus, certaines écoles en distribueront aux élèves.

Le dépistage peut s’avérer encore utile, notamment pour les gens vulnérables qui pourraient bénéficier d’un médicament comme le PAXLOVIDMC s’ils testaient positifs (voir l’article sur le dépistage de la COVID-19 pour un rappel sur la façon de bien s’en servir). Ils peuvent aussi être utiles pour éviter de propager l’infection dans la communauté.

Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, il est difficile de différencier l’infection à la COVID-19 d’un autre virus respiratoire ou de la gastroentérite, sur la base des symptômes seulement. C’est pourquoi il est suggéré d’éviter les contacts si on a des symptômes et de mettre le masque au moins pendant les 5 prochains jours si nous devons aller en public. L’approche syndromique mise de l’avant par la santé publique explique bien ce que nous devrions tous faire en société en présence de symptômes. (Pour d’autres conseils afin de limiter la propagation lors des éclosions virales, cliquez ici.)

Si vous êtes une personne vulnérable ou si vous êtes un aidant naturel ou que vous avez des gens à risque dans votre entourage, il peut être judicieux, durant les périodes où le virus est le plus présent, de vous faire vacciner et de porter un masque en public, afin de réduire votre risque de contracter la maladie et de la transmettre à votre tour.

 

QUI DOIT SE FAIRE VACCINER CONTRE LA COVID-19 ?

Pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner, cliquez ici ou appelez au 1 877 644‑4545 (du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h).

La vaccination contre la COVID-19 est fortement recommandée et cible avant tout les personnes âgées et les personnes de tout âge ayant des maladies chroniques ou des conditions médicales ou sociales particulières les mettant à plus grand risque de complications. Ces groupes sont les suivants :

  • Les personnes résidant en CHSLD, en RPA ou vivant dans d’autres milieux collectifs comportant une proportion élevée de personnes aînées et vulnérables;
  • Les personnes âgées de 60 ans et plus;
  • Les travailleurs de la santé;
  • Les femmes enceintes (des études confirment que le vaccin ne représente aucun danger chez la femme enceinte. À l’inverse, attraper la COVID-19 pendant la grossesse pourrait occasionner des complications.);
  • Les adultes vivant en région éloignée et isolée;
  • Les personnes âgées de 5 ans et plus considérées comme à risque élevé de complications;
  • Les personnes âgées de 5 ans et plus immunodéprimées ou dialysées.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) suggérait à l’été 2023, si cela n’a pas été fait, que tout canadien reçoive une vaccination de base (2 premières doses) d’un vaccin à ARN. Ensuite, afin de renouveler la protection, le CCNI suggère une dose de rappel du nouveau vaccin à l’automne 2023, en particulier pour la clientèle vulnérable. Il est important de noter que la dose de rappel ne doit pas être administrée avant un délai minimum de 6 mois après la dernière vaccination ou après avoir contracté la COVID-19.

Une dose de rappel n’est pas disponible pour les enfants de moins de 5 ans, mais la vaccination de base (2 doses) est suggérée à partir de 6 mois (recommandation discrétionnaire).

Le risque de complications pour les patients non vulnérables demeure faible.

Une série primaire d’un vaccin à ARN (2 doses) est offerte pour TOUS les enfants âgés de 6 mois à 18 ans, ainsi que pour TOUS les adultes de 18 ans ou plus. Les doses doivent être données avec un intervalle de 8 semaines ou plus (un intervalle de 12 semaines aurait été décrit comme très valable aussi par le passé).

Pour les enfants immunosupprimés ou dialysés, la vaccination de base est aussi offerte, mais comporte plus de doses (3 ou 4 doses à 4 semaines d’intervalle). Une dose de rappel après 3 mois est également suggérée, ainsi que des doses de rappels à tous les 6 mois, qu’ils aient fait la COVID ou non.

L’objectif des doses de rappel est de potentialiser ou renforcer la réponse immunitaire. La vaccination offre une excellente protection contre les infections graves, les hospitalisations, et les décès, peu importe les groupes d’âge. Mais la protection donnée par une infection ou par la vaccination baisse considérablement après 5 ou 6 mois. C’est la raison pour laquelle il est suggéré de donner une dose de rappel tous les 6 mois pour les personnes considérées plus à risque.

Les personnes considérées à haut risque de complications sont les mêmes personnes visées par le traitement PAXLOVIDMC (voir plus bas).

QUEL VACCIN EST-IL SUGGÉRÉ D’OBTENIR ?

Le vaccin bivalent de Moderna n’est autorisé, pour le moment, que pour les adultes de 18 ans et plus. Pour les moins de 30 ans, le CIQ recommande encore le vaccin de Pfizer en priorité, qui comporte un peu moins de risque de myocardite, un effet secondaire qui demeure rare. Cependant, ceux de 18 à 30 ans qui désirent tout de même recevoir le vaccin bivalent, après consentement, pourront le recevoir. Pour le vaccin à venir à l’automne 2023, nous ne savons pas encore s’il y aura des suggestions de ce genre ou s’il sera disponible pour tous. Vous pourrez vous informer au centre de vaccination directement ou via les communications de la santé publique.

Durant la saison grippale, le vaccin contre la grippe sera offert en même temps que celui de la COVID-19. Il n’y a aucun risque à recevoir les deux en même temps.

Pour les gens qui ne désirent pas recevoir de vaccin à ARN, sachez qu’actuellement, seul le vaccin Nuvaxovid de Novovax est disponible au Québec. Vous pourrez trouver les endroits où il est offert sur le site web du gouvernement du Québec.

Pour plus d’informations sur les vaccins, cliquez ici : https://aucoeurdemasante.ca/vaccination-et-maladies-infectieuses/la-vaccination-contre-la-covid19/

Pour toutes les informations les plus à jour sur la vaccination et les recommandations à cet effet, nous vous suggérons de consulter le site web du gouvernement qui est régulièrement mis à jour : https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/vaccination/vaccin-contre-la-covid-19

EST-CE QUE LE VACCIN CONTRE LA COVID ME PROTÈGE CONTRE TOUTES LES INFECTIONS RESPIRATOIRES ?

NON. Il est important de savoir que la vaccination contre la COVID-19 ne protège pas contre la grippe (qui a son propre vaccin), ni contre les autres infections respiratoires. Bien que nous parlions beaucoup de la COVID-19 en raison de son taux de mortalité et de complications plus élevé selon certains groupes d’âge, il ne faut pas pour autant prendre les autres virus à la légère puisqu’ils peuvent eux aussi causer des problèmes importants pour certaines personnes. C’est pourquoi une nouvelle approche pour prévenir la transmission des virus a été proposée par la santé publique en novembre 2022. Il s’agit de l’approche syndromique, et nous vous recommandons vivement de consulter notre article sur le sujet pour en comprendre les principaux aspects. L’idée est de prévenir la propagation du virus à notre entourage, quel que soit le type de virus, en établissant une norme sociale. Vous y trouverez toutes les informations sur la façon de bien vivre avec le virus.

Pour les personnes vulnérables, le vaccin anti-pneumococcique et le vaccin anti-grippal pourraient aussi être indiqués afin de protéger contre ces autres maladies respiratoires. En effet, chacun de ces vaccins doit être pris séparément puisqu’il s’agit de maladies différentes. Ils sont fréquemment offerts dans les centres de vaccination.

Il n’y a aucune contre-indication à recevoir le vaccin anti-grippal en même temps que celui de la COVID-19 et cela est même suggéré, afin de limiter le nombre de rendez-vous pour la vaccination et ainsi éviter un oubli.

Pour plus d’information, informez-vous à votre pharmacien ou au centre de vaccination.

PAXLOVIDMC

Ce traitement par voie orale, d’une durée de 5 jours, est disponible pour traiter les gens qui ont eu un test positif à la COVID-19 (test rapide ou PCR), et qui sont à risque de complications. Il faut cependant le prendre dans les 5 jours suivant l’infection.
Pour obtenir une liste complète des personnes éligibles au traitement, visitez ce lien: Traitement avec PAXLOVIDMC.
Si vous désirez obtenir ce traitement ou si vous désirez vérifier si vous y avez droit, nul besoin de prendre rendez-vous avec votre médecin : contactez plutôt votre pharmacien afin d’obtenir des informations et prendre rapidement le médicament dans les 5 jours suivant le début des symptômes. Par son expertise, il pourra vérifier si vous avez toutes les conditions nécessaires pour prendre le médicament, et surtout s’assurer qu’il n’y a aucune contre-indication.

MASQUE OBLIGATOIRE DANS LES MILIEUX DE SOINS

Les masques ne sont plus obligatoires dans les cliniques médicales et dans plusieurs autres milieux de soins de santé. Évidemment, si vous avez des symptômes, nous vous demandons tout de même de porter le masque dans ces endroits afin de protéger les gens plus vulnérables qui pourraient s’y retrouver.

Autres ressources :

IMPORTANT:

Les informations retrouvées dans cet article sont basées sur les données les plus récentes en date de la publication ou de la dernière mise-à-jour, mais pourraient changer selon la situation épidémiologique ou selon de nouvelles études. Continuez à rester informés via les conférences de Presse du gouvernement et en visitant leur site internet.
Regardez aussi les autres articles sur la COVID-19 présents sur ce site web pour plus d’informations.

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